Nous avons appris avec beaucoup de tristesse le décès d'Alain Castets, à l'âge de 72 ans, le 16 février 2018. La communauté PCMI perd ainsi une de ses personnalités les plus attachantes qui a marqué la discipline par son activité à Grenoble, à Bordeaux, dont il a dirigé l'Observatoire, et à l'INSU.
Alain Castets avait effectué la première partie de sa carrière en physique du solide et du magnétisme à Orsay, Saclay, puis Grenoble, à l'Institut Laue-Langevin, en entrant au CNRS en 1976 au laboratoire de Magnétisme de Grenoble.
Dès 1982, il s'est reconverti à l'astrophysique en participant à la fondation du Groupe d'Astrophysique de Grenoble, qui deviendra le Laboratoire d'astrophysique de l'Observatoire de Grenoble (LAOG), puis l'IPAG (Institut de planétologie et d'Astrophysique de Grenoble) en 2011. Dans les années 1980 c'est lui qui a dirigé la construction et les opérations du Petit Observatoire Millimétrique (POM2) sur le plateau de Bure (Dévoluy), en réalisant d'importantes cartographies de nuages moléculaires géants. Puis, à partir de 1990, il a coordonné la construction du bâtiment de l'Observatoire de Grenoble et du LAOG. Nommé directeur de recherche au CNRS en 1993, il a développé ses travaux sur les nuages moléculaires dans de multiples collaborations en utilisant principalement le télescope de 30m de l'IRAM puis le satellite ISO. Puis A. Castets prend la direction de l'Observatoire de Bordeaux de 1999 à 2006. De 2007 à 2010, il a joué un rôle important à l'INSU en tant que délégué scientifique chargé des relations avec tous les observatoires de province. Enfin, il était directeur de recherche émérite CNRS à l'IPAG depuis 2010.
Alain Castets a ainsi fortement contribué à l'émergence de la radioastronomie millimétrique en France par ses diverses actions, collaborations et multiples publications. De part ses nombreuses responsabilités, il a joué un rôle clé d'animation de la discipline grâce à sa personnalité rayonnante, son enthousiasme et son dynamisme.
Transmis par Jérôme Pety |